Enceinte : comment je me suis créée un petit cocon rassurant malgré une grossesse à risque ?

grossesse à risque

 

Une grossesse à risque.

Je savais depuis longtemps que ce serait ce qui m’attendrait le jour où. Vous savez ce jour où tout bascule parce qu’un petit signe positif est apparu sur votre test de grossesse. Le jour où vous ne savez pas encore (et heureusement^^) ce qui vous attend mais où vous avez le cœur gonflé de bonheur et un sourire aux lèvres que rien ne peut enlever.

 

J’ai en effet eu la chance de ne pas être prise au dépourvu comme c’est le cas de certaines mamans qui rêvent d’une grossesse idyllique et à qui l’on apprend un beau jour que tout sera plus compliqué que prévu.

Moi j’étais prévenue.

 

Seulement voilà être avertie ne veut pas dire que ce fameux jour où, vous êtes armée et prête pour tout ce qui vous attend. Certaines prennent peut-être davantage le temps de se préparer mais ce n’a pas été mon cas tout simplement parce que notre petit Charlie était une belle surprise inattendue.

 

Alors voilà, je savais, mais malgré tout, l’appréhension, les inquiétudes, le stress (sans parler de celui dû au boulot^^) et la peur aussi se sont tout de même invités tour à tour dans ma petite tête…

 

J’ai donc eu besoin de trouver une façon de me rassurer et de me confectionner un petit cocon rassurant bien à moi.

 

 

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Pourquoi j’ai eu une grossesse à risque ?

 

Ce n’est pas la première fois que j’en parle sur ce blog. Je suis porteuse d’une anomalie génétique du Facteur V de Leiden accompagné d’une défiance en protéine S.

En français ça veut dire que mon sang a tendance à trop coaguler et fait des caillots. Les médecins l’ont découvert après que j’ai eu une première phlébite qui a dégénéré en embolie pulmonaire. Depuis j’ai fait une autre phlébite ce qui implique que je suis assez suivie.

 

Évidemment les femmes enceintes peuvent connaitre davantage d’accidents thrombotiques alors forcément dans mon cas il était certain que ma grossesse devrait être un peu plus encadrée que la moyenne.

 

Certaines futures mamans ont des pathologies plus sérieuses, d’autres ne connaîtront jamais aucune de ces complications et c’est d’ailleurs ce que je souhaite à toutes les femmes enceintes. Une grossesse sereine et paisible.

 

On a beau savoir à l’avance qu’il en sera ainsi, tout ça nous semble moindre tant que c’est encore loin. Et puis arrive le jour où et avec lui la réalité de l’accompagnement que nécessite notre grossesse.

 

Finalement qu’importe le problème. Quand on se retrouve avec une grossesse considérée comme étant à risque alors on peut connaitre des moments moralement difficiles. On craint pour la santé de son bébé à venir et pour sa propre santé.

 

 

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Pourquoi j’ai ressenti le besoin de me créer un cocon rassurant ?

 

Le fameux jour où mon médecin généraliste et ma gynécologue m’ont expliqué qu’étant donné mes soucis de santé aucune des deux ne pourraient suivre ma grossesse ni aucun autre médecin en libéral d’ailleurs.

 

La situation n’étant pas à prendre à la légère, seul l’hôpital pouvait suivre ma grossesse. Me voici donc en route pour l’hôpital Lariboisière à Paris dans lequel se trouve une maternité ainsi que ma clinique des anti-coagulants qui me suit depuis mon embolie et ne s’occupe que des mutants du même genre que moi.

Le combo rêvé : un hôpital + une maternité + ma clinique de suivi de coagulation !

 

Malgré tout, on m’a tout de suite appris que je ne pourrais pas être suivie par une sage-femme mais uniquement par un médecin qui serait celui présent le jour de mes consultations.

 

Me voilà donc sans sage-femme ni médecin attitré. Pas de référent en particuliers. Quant à ma clinique des anticoagulants elle se mettra en relation directe avec l’hôpital pour faire régulièrement des points et ne passera donc par moi que pour mes suivis sanguins.

 

J’ai vite eu l’impression d’être très encadrée mais peu accompagnée. J’ai souffert de n’avoir personne qui soit pour moi un visage familier et rassurant qui puisse m’accompagner pendant cette grossesse.

 

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Comment je me suis créée un petit cocon rassurant malgré une grossesse à risque ? 

 

Me voilà un peu perdue avec ma première grossesse et toutes les questions qui se posent normalement. Les angoisses liées à cette grossesse un peu compliquée n’ont pas tardé elles non plus.

Au final je me suis sentie un peu perdu et peu rassurée. Je ne savais pas comment changer la donne et faire en sorte de me créer un cadre rassurant et réconfortant.

 

Et puis un jour Julie, sage-femme de l’hôpital, a croisé mon chemin (Julie si vous passez par là sachez que vous avez changé la tournure des choses). Elle me reconnait dans la salle d’attente et me trouvant avec un moral un peu à plat me donne la carte d’une de ses collègues. Il s’agit d’une autre sage-femme de la maternité qui donne des séances d’acupuncture grossesse en libéral.

Vous la connaissez, il s’agit de Marie qui a donné ici une interview sur l’acupuncture pour femmes enceintes justement.

 

Marie m’accueille tous les mois dans son cabinet. Elle me parle de ma grossesse, de ma santé, du bébé à venir et de mon moral. Ses séances d’acupuncture m’aident à me détendre et me font le plus grand bien.

Elle m’aide aussi pour le suivi à l’hôpital et m’explique comment obtenir des rendez-vous avec le même médecin pour retrouver ce sentiment d’avoir un visage familier.

J’apprends aussi l’existence d’une psychologue dans l’hôpital qui peut me voir et m’accompagner si je le souhaite.

 

Me voilà donc avec une sage-femme avec qui j’échange 1 fois par mois et un médecin que j’arrive à avoir pour chacune de mes consultations.

Je ne suis allée voir la psychologue que 2 fois mais elle m’a beaucoup aidé aussi.

 

L’arrêt forcé que m’impose les médecins à la fin du 5ème mois achève la réalisation de mon petit cocon. Fin du stress du travail. 

Je me consacre alors uniquement à moi et au bébé à venir.

 

Je lis, je regarde des séries, j’arrête vite d’écouter de la musique car mon fils me donne des coups à chaque fois. Je me dis qu’il danse.^^

Je prépare aussi sa chambre et même s’il n’est pas encore là et qu’un accident peut arriver, les préparatifs me rassurent et m’aident à me dire que à l’inverse il est aussi possible que tout se passe bien.

Je me trouve aussi un cours de Pilates et méditation pour femmes enceintes et voir d’autres futures mamans me fait du bien. Comme ma grossesse n’est pas simple, la prof me prend un peu sous son aile et ça contribue à me réconforter.

 

Le réajustement de mes anticoagulants en fin de grossesse me rassure lui aussi et me donne le sentiment d’être un bouclier supplémentaire face à un éventuel problème.

 

Les cours de préparation à l’accouchement à domicile sont aussi un petit plus et la sage-femme connait bien ma pathologie et en parle avec moi. Avec le recul je regrette qu’elle ne m’ait pourtant pas assez préparé à l’accouchement cauchemardesque qui m’attend mais sur le moment sa présence m’apaise. 

 

 

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Voici les différents points qui m’ont rassurée et m’ont apportée un peu de réconfort durant cette grossesse. Je sais qu’ils me rassurent aussi par avance dans l’éventualité d’une autre grossesse.

Les futures mamans ayant des grossesses plus ou moins compliquées sont nombreuses, j’espère que celles qui passeront par ici pourront y piocher quelques idées.

La vérité c’est que vous n’avez pas besoin d’avoir une grossesse à risque pour éprouver le besoin d’être rassurée. Alors dans tous les cas n’hésitez pas créer le cadre apaisant dont vous avez besoin.

 

grossesse à risque

 

 

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Commentaires

  1. WorkingMutti
    12 octobre 2018 / 9 h 10 min

    Mes deux grossesses étaient à risque et j’ai eu le même sentiment que toi: beaucoup de surveillance et pas vraiment d’accompagnement. Pour ma seconde grossesse j’ai fait appel à une doula et je me suis sentie beaucoup mieux. Mais ça a un coup nécessairement …

    • Julie Olk
      Auteur
      12 octobre 2018 / 9 h 10 min

      Merci de ton témoignage parce qu’en effet ce n’est pas toujours facile… L’accompagnement en tant que tel est lui aussi très important. Une doula est une autre option tout à fait envisageable. Je suis contente que tu aies trouvée une option qui te convienne et j’espère que ça t’a aidé. ❤

      • Julie Olk
        Auteur
        7 novembre 2018 / 11 h 11 min

        Tu fais bien de souligner la question du cout car ça renforce énormément les inégalités ce qui est regrettable (le mot est faible) au vu du contexte…

  2. Mumtwokids
    13 octobre 2018 / 4 h 10 min

    Tu as bien fait de te créer cela, c’est important d’essayer d’être zen quand bien même on n’a pas la grossesse rêvée !

    • Julie Olk
      Auteur
      7 novembre 2018 / 11 h 11 min

      Oui c’est exactement ça je pense ❤

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