Vaccin pour ou contre ? Notre avis sur la question…

vaccin pour ou contre

 

Aujourd’hui je vous parle d’un sujet un peu polémique : la vaccination de nos enfants.

Cette petite piqure qui n’a l’air de rien et qui peut malgré tout rendre nos petits bouts KO pendant 2 à 3 jours.

Après ses premiers vaccins Charlie ne voulait plus entendre parler du docteur et s’agrippait à nous si nous passions simplement devant le cabinet du pédiatre.^^

 

Ce sujet m’intéresse en tant que parent bien sûr parce qu’il me tient à coeur de faire ce qu’il y a de mieux pour mon enfant. Ce sujet m’intéresse aussi d’un de vue professionnel puisque je travaille sur les questions de santé au Sénat. 

 

Il existe de nombreux vaccins donc certains sont obligatoires et devront être faits pour que notre enfant puisse aller à la crèche par exemple.

Les vaccins sont là pour permettre de lutter contre un grand nombre de maladies. 

Mais alors pourquoi font-ils débat ? Pourquoi les dit-on dangereux ?

 

De mon côté je le dis tout de suite, je ne remets pas en cause la pertinence de la vaccination et je suis conscients de l’intérêt pour soi et pour les autres de se faire vacciner. Pourtant je pense que l’on a le droit de se poser des questions et même le devoir de le faire. Nous avons le droit de savoir ce qu’il y a dans les vaccins de nos enfants et le droit de critiquer les industriels peu scrupuleux qui font de l’argent sur notre santé, vaccins compris.

 

On fait le point sur la question ?

 

 

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Les vaccins obligatoires en 2018 : Quels changements ?

 

Depuis le 1er janvier 2018, huit vaccinations, auparavant recommandées sont devenues obligatoires, il s’agit des vaccinations contre :

–      la coqueluche,

–      les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b,

–      l’hépatite B,

–      les infections à pneumocoque,

–      les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C,

–      la rougeole,

–      les oreillons

–      et la rubéole

 

Désormais 11 vaccinations sont obligatoires (si on ajoute les vaccinations déjà obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite). Ces  11  vaccinations  sont  pratiquées,  sauf  contre-indication  médicale  reconnue,  dans  les  18  premiers  mois  de  l’enfant  et sont exigibles pour l’entrée ou le maintien en collectivité à partir du 1er juin 2018 pour tout enfant né à partir du 1er janvier 2018. Lorsqu’une  ou  plusieurs  vaccinations  font  défaut,  le  code  de  la  santé  publique  prévoit  que  l’enfant  est  admis  provisoirement, les  vaccinations  obligatoires  doivent  alors  être  réalisées  dans  un  délai  de  trois  mois  sous peine de poursuites.

Au calendrier général des vaccins obligatoires s’ajoutent certaines particularités territoriales par exemple en Guyane le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire pour les résidents de plus de 12 mois.

 

En plus des vaccins obligatoires s’ajoutent les vaccins recommandés comme celui contre la Grippe saisonnière ou contre le Zona pour les + de 65 ans, l’hépatite A pour l’entourage  familial  d’un  patient  atteint  d’hépatite  A ou encore le vaccin contre les infections à papillomavirus humains qui est recommandée pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans.

Pour les enfants exposés à un risque élevé de tuberculose, la vaccination par le BCG est recommandée à partir de l’âge de 1 mois, idéalement au cours du 2ème mois.

Ce vaccin BCG n’est plus disponible, il est distribué uniquement dans des Centres de vaccination, des centres de PMI, des Centres de lutte contre la tuberculose.

 

Enfin, le calendrier de vaccination est différent pour les personnes dont le système immunitaire est défaillant et pour lesquelles la vaccination peut présenter des contre-indications (malade d’un cancer, femme enceinte, nourrisson nés prématurément).

 

 

Article lié : Pourquoi je ne veux pas protéger mon enfant de tout ?

 

 

 

Quel est l’intérêt de la vaccination?

 

Évidemment Julie et moi sommes favorables à la vaccination, car nous sommes conscients des enjeux qui se trouvent derrière. La vaccination c’est à la fois un acte égoïste de protection de soi-même contre les autres mais c’est aussi un acte altruiste de protection de soi-même pour les autres.

 

En se faisant vacciner on protège également toutes les personnes qui ne peuvent se faire vacciner, comme les personnes malades, les femmes enceintes ou les nourrissons. Et plus la maladie est contagieuse, comme la rougeole ou la grippe, et plus la vaccination protège les autres personnes.

 

Nous sommes convaincus que la vaccination a permis des progrès considérables de la médecine et refuser de se faire vacciner est un acte dangereux pour soi-même mais surtout pour les autres.    

 

N’oublions pas que si certaines maladies ont disparues ou restent rares, c’est justement grâce aux vaccins. Les dangers, eux, n’ont pas disparu pour autant, par exemple entre janvier et avril 2017, 189 cas de rougeole ont été déclarés et une adolescente en est malheureusement  décédée. 

Vous l’aurez compris, pour nous la vaccination est donc aussi un choix collectif puisqu’une personne non vaccinée peut transmettre la maladie à des personnes qui ne peuvent l’être comme les nouveaux-nés et sont donc particulièrement vulnérables.

 

 

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Le droit de s’interroger et de critiquer le contenu des vaccins

 

En tant que parents nous essayons de privilégier une alimentation bio pour notre fils. Nous sommes attentifs (du moins nous essayons de l’être) à tout ce qu’ingère notre enfant. En matière de santé, nous essayons d’adopter la même démarche.

 

Pourtant lorsque l’on parle des vaccins, j’ai parfois l’impression que si l’on commence à émettre des doutes sur les produits utilisés par les industriels, nous sommes immédiatement considérés comme des anti-vaccins ou indirectement comme relayant les arguments des opposants à la vaccination.

 

Alors je le répète, si nous avons fait vacciner notre fils sans sourciller, j’estime avoir néanmoins le droit de critiquer les industriels qui produisent les vaccins.

 

Nous avons bien vu avec l’affaire Lactalis, la manière dont certaines entreprises prennent soin des produits donnés à nos enfants…

Auparavant je pensais que les règles étaient suffisamment complexes et les contrôles réguliers pour avoir confiance dans les produits achetés. Maintenant je pense que les entreprises peu scrupuleuses qui préfèrent faire du profit sur la santé de nos enfants, peuvent détourner les règles et échapper aux contrôles.

 

Aussi, je ne peux m’empêcher d’être interpellé lorsque des chercheurs mettent en garde contre les risques avec les adjuvants des vaccins.

 

Alors pourquoi des adjuvants ? 

La présence d’adjuvants est indispensable pour permettre une réponse immunitaire entraînant une protection contre les bactéries ou les virus mais permis eux se trouvent de l’aluminium…

 

Pourquoi critique t’on l’aluminium ?

L’aluminium peut-être à l’origine de certains troubles musculaires comme la myofasciite à macrophages.

 

Seulement en santé, les médecins expliquent souvent que ce qui importe c’est que la balance bénéfices/risques soit positive.

 

Pourtant en tant que père, et atteint d’une maladie rare (1 cas sur 100 millions de personnes par an, on a joué au loto sans succès après ça…mais non, on a pas de ticket gagnant) je ne suis pas rassuré.

Surtout qu’en travaillant un peu le sujet, je ne peux que constater que, si la balance bénéfices/risques reste positive, les industriels qui utilisent de l’aluminium le font principalement parce que cet adjuvant est  moins cher que d’autres.

 

J’aimerai que les inquiétudes des parents soient davantage entendues et les industriels plus contrôlés lorsqu’il s’agit des enjeux de santé publique.

 

 

Article lié : Produits lactalis : Que puis-je faire en tant que parents face au scandale du lait contaminé ?

 

 

 

La défiance des parents qui s’inquiètent pour leurs enfants ne peut pas être réglée en imposant par la force les vaccins. Je crois qu’il faut redonner de la confiance en renforçant les contrôles et en réalisant des travaux de recherches indépendants sur les adjuvants des vaccins. Ainsi nous pourrons continuer à vacciner nos enfants tout en aillant une information sur les dangers potentiels des substances car cette demande est, me semble t-il tout ce qu’il y a de plus légitime.

 

vaccin pour ou contre

 

 

 

Commentaires

  1. petitsruisseauxgrandesrivieres
    17 juillet 2018 / 12 h 07 min

    Votre article est très intéressant et mesuré, ce qui est rare. Je suis immunologiste, autant dire que mes enfants ont reçu tous les vaccins conseillés, sans état d’âme. Je considère que le ratio bénéfices / risques est infiniment en faveur des bénéfices.

    Les adjuvants sont indispensables pour activer le système immunitaire et déclencher une réponse envers des pathogènes atténués/inactivés, ou simplement envers des protéines immunogéniques issues de pathogène (Puisqu’on n’administre aucun vaccin vivant en dehors du BCG, sauf erreur de ma part). Pourquoi l’aluminium ? Parce qu’il créé une inflammation suffisante pour déclencher le système. Le choix des adjuvants n’est pas infini, contrairement à ce que pense le grand public. La myofasciite à macrophages, de manière curieuse, n’est observée quasiment qu’en France, ce qui pose la question du lien avec le vaccin. En l’état, il n’y a pas assez de données pour établir un lien de cause à effet entre vaccin adjuvanté à l’aluminium, et myofasciite. Bref, tout cela pour dire que mes enfants ont une probabilité plus grande de se faire renverser par une voiture, que de développer une pathologie post-vaccinale. Mais comme vous le dites, on peut par malchance tirer le gros lot.

    Enfin juste un autre point, les vaccins ne sont pas du tout ce qui rapporte le plus d’argent à l’industrie pharmaceutique, d’où la pénurie actuelle de certains; Quand on compare au prix d’un traitement contre le VIH (> 1000€ par mois), ou l’hépatite C (environ 30000€ le traitement), ou le coût d’une chimio, autant dire que c’est peanuts 🙂 par exemple, personne ne s’intéresse à l’élaboration d’un vaccin contre le paludisme, alors que c’est un marché potentiellement gigantesque (plus de 200 millions de nouveaux cas par an !) 

    • Alain
      17 juillet 2018 / 2 h 07 min

      Ils sont surtout observés dans le même service à Créteil. D’ailleurs c’est même pas reconnu comme une maladie et sa definition souvent. Si on se plonge dans l’etude L’alu N’est même pas responsable de cela.

  2. Madame Lavande
    17 juillet 2018 / 1 h 07 min

    Cet article est vraiment très complet, bravo ! J’ai à peu près le même point de vue sur la vaccination que Julie et toi : convaincue de leur utilité mais je me pose des questions sur ces fameux adjuvants.

  3. Picou
    17 juillet 2018 / 5 h 07 min

    Très bel article, très complet et tout en nuances!

  4. Charlotte - Enfance Joyeuse
    17 juillet 2018 / 9 h 07 min

    Super article de Daddy Olk que je trouve bourré d’infos super intéressantes ! Un tour d’horizon fourni de la question de la vaccination en France ! Merci pour ce billet !

  5. Mumtwokids
    20 juillet 2018 / 2 h 07 min

    Tu abordes avec justesse toutes les questions que les parents peuvent se poser…pour ma part j’ai toujours ressenti des sentiments contradictoires au moment de vacciner mes enfants entre culpabilité et soulagement…j’en ai beaucoup parlé avec mon médecin (jeune maman) qui, je pense, a été de bon conseil. 

  6. Claire
    24 juillet 2018 / 4 h 07 min

    Merci beaucoup pour cet article. Pour ma part, je suis tout à fait pour la vaccination, mais de manière réfléchie. Tous les bébés n’ont pas besoin d’être vacciné à 2 mois par exemple, notamment s’ils ne côtoient pas la collectivité et sont allaités. Je ne comprends pas non plus pourquoi on souhaite à tout prix imposer au lieu de faire de la pédagogie et de répondre clairement aux questions posées.

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